Greffe rénale avec donneur vivant : un 1er quadruplet de dons croisé en France

Publié le 1 juin 2026

Une première historique en France et en Suisse : 8 patients ont été opérés de manière coordonnée, 4 donneurs vivants et 4 receveurs en attente de greffe rénale.

L'Agence de la biomédecine a piloté le premier quadruplet de greffes rénales en dons croisés avec donneurs vivants, impliquant les CHU de Montpellier, Reims et Toulouse, ainsi que les Hôpitaux universitaires de Genève. Après le premier triplet réalisé en 2024, cette étape franchit un nouveau cap dans le développement du don croisé à l'échelle nationale et internationale.

Le don croisé permet de contourner l'incompatibilité sanguine et/ou immunologique entre un donneur vivant et son proche malade, en appariant des paires donneur/receveur incompatibles entre elles, mais compatibles de façon croisée et anonyme avec une autre paire.
La loi de bioéthique du 2 août 2021 a porté de deux à six le nombre de paires autorisées dans un don croisé, ouvrant la voie à ce type d'opération.

L'Agence de la biomédecine assure la coordination globale du processus :

  1. Elle déploie des algorithmes intégrant les compatibilités sanguines et immunologiques pour identifier les appariements possibles.
  2. Elle met en relation les équipes hospitalières et organise les échanges sécurisés de données médicales anonymisées.
  3. Elle synchronise les interventions chirurgicales entre établissements et garantit l'anonymat strict entre donneurs et receveurs.
  4. Elle coordonne le transport des greffons afin de limiter le temps d'ischémie froide et de préserver la qualité des reins transplantés.
    Résultat : 8 interventions interdépendantes ont été réalisées dans le délai maximal de 24 heures fixé par la loi.

La greffe rénale avec donneur vivant offre de meilleurs résultats pour les patients : à 10 ans, la survie du greffon atteint 76,3 % contre 61,4 % pour les greffons issus de donneurs décédés.

Ce partenariat inédit avec la Suisse élargit le pool de paires disponibles pour les deux pays, augmentant les chances d'appariement pour des patients jusqu'alors sans solution.

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